C'est un monde dans un monde. C'est une connexion de liens, un réseau d'existence.
J'aimerais que les mots soient à la hauteur, malheureusement avec eux et bien que parfois ils touchent à quelque chose de juste, nous restons dans l'incapacité de pouvoir tout retranscrire. Les émotions, les gens, les instants. Je m'excuse si parfois les mots ne sont pas à la hauteur de ce que je voudrais exprimer.
Les mots, ne sauront peindre le portrait de ceux qui sont là. Et pourtant, je vais me prêter au jeu.
Je me souviens des étés où tout s'arrêtait. Dans une campagne verdoyante, hors de toute chose, nous étions là, à apprendre à nous connaitre. Nous étions là à partager. Nous étions là à exister. A nous faire exister. Je me souviens que nous riions, que nous oubliions tout. Les soucis, le passé, le présent. Je me souviens qu'il était bon de vivre, grâce à vous, grâce à l'été, grâce au soleil qui venait nous caresser. Grâce à vous surtout. Julie, Rémy.... Et même tous les autres. Grâce à Julie qui m'a tant offert et qui m'offre tant. Je me souviens de l'été passé. Des promenades avec Françoise et Julie. Des discutions. Des expérimentations culinaires. Des photos. De la joie de vivre. Je me souviens d'une semaine de vacances, où la quiétude de vivre était à son paroxysme. Il faisait chaud et nous avions le plaisir d'être ensemble. Il y a tant de choses... tant d'instants... Je ne saurais les dire, je ne peux que les ressentir encore et encore. Chaque fois, ces souvenirs sont l'apaisement de mes maux. Ces souvenirs et le bonheur de savoir que tout cela continue. Je me souviens d'une foule de soirée avec vous tous. De ce sentiment d'apaisement de savoir qu'on est là.
Je me souviens d'une fille que j'ai connu il y a trois ans (et même un peu plus). D'une personne avec qui j'ai évolué, de quelqu'un avec qui, jusqu'à présent, je n'ai jamais eu de heurte. Quelqu'un avec qui je peux m'abandonner, et qui s'abandonne à son tour. Mathilde avec qui je partage tant de souvenirs que je ne saurais vous les transmettre. Il est bon de savoir qu'il y a quelqu'un qui nous porte et que l'on peut porter à son tour. Il est bon d'avoir tant de sincérité à partager. Il est bon de la connaitre.
J'aime passer mes journées avec Aurélie. Parler de tout, et puis de rien. Ecouter, être écouter. Boire des verres en fin de journée. Parler pendant des heures. Rire de tout, et puis de rien. J'aime sa franchise, ses pensées. J'aime son amour pour l'Art et la littérature. J'aime ce que nous avons en commun. J'aime la richesse qu'elle a au fond d'elle.
J'aime le rire de Cécile. Sa façon d'être qui lui est si particulière. J'aime pouvoir être là. J'aime les soirées, trop arrosées peut être, que l'on peut passer ensemble. J'aime lui dire. Lui parler.
Il est rare d'avoir cette chance, d'ailleurs, je ne sais pas si elle sera là toute ma vie. Je ne sais pas combien de temps ces êtres si précieux m'accompagneront, longtemps je l'espère. Il y a tant de passage dans une vie, tant de visages que l'on croise, tant de choses qu'on voudrait saisir, tant de gens qu'on voudrait garder. Il est délicieux de savoir qu'il y a des sourires qui nous réchauffent, des épaules sur lesquelles pleurer, des larmes à essuyer, des instants de quiétude, des gens que l'on aime, tout simplement.
« J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans » Charles Baudelaire.