.

[Nous sommes tous pétris de mensonges, d'illusions. On cherche, on trouve, on s'attendrit, on s'attarde sur les choses, les gens. On croit être dans ce qui est « la vrai vie ». On croit nager dans un léger flottement, oscillant entre l'angoisse et le bonheur. On croit s'être trouvé, et puis un jour, les décors qu'on a planté s'avèrent un peu factice. Un jour, on ne sait comment, c'est l'indicible naissant, l'impalpable danse des sentiments qui s'entremêlent de névrose et de tristesse. On s'attache puis on se délie, on ne croit rien de ce qu'on dit.
Et des sourires palpitent encore en dessous de nos peaux.]

C'est l'été. Il ne fait pas vraiment beau, les projets sont tombés à l'eau. C'est l'été, temps du temps qui nous grise, il y a tant de choses à parcourir. C'est l'été qui voudrait que je m'évade et je voudrais m'évader. Et dehors, je veux croire que le monde est beau.
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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 05:22

Les Facquiens

Bien souvent, on note une similitude de comportement entre les facquiens au sein de leur communauté. On constate que les Facquiens développent une faculté à toujours avoir faim (à des heures peu conventionnelles pour le monde extérieur qui leur est étranger.). Ils sont également enclin à une fatigue permanente due à leurs insomnies et autres ivresses nocturnes; cela est typique du facquien (ou de la facquienne, car le facquien n'est pas sexiste mais aurait plutôt une tendance à l'homosexualité dans les milieux artistiques.). Il faut aussi prendre en compte le fait que le facquien ait une prédisposition fâcheuse à la paresse et à la nonchalance. La luxure est aussi une des activités favorites des facquiens, bien que celle-ci se manifeste surtout par la parole, plutôt que par les actes.
On peut croire que parfois, le facquien tente d'être bien habillé et présentable, en vain malgré moult tentatives. Il semble y avoir une diversité des styles au sein de la communauté mais la majorité facquienne se trouve être en mode "cloche-pouille" (selon ses termes) 5 jours sur 7.
Au crépuscule naissant (c'est à dire aux environs de 15heures), le facquien va boire des verres, surtout de la bière, alcool qu'il valorise beaucoup.

Une chose reste regrettable; en ces temps obscures de blocage éternel, le facquien semble être en voie de disparition dans son milieu naturel....

C'était un documentaire proposé par Aurélie La Gueuze et Lou la perverse psychotique...


Ps: On est en vacances.


"La connerie, parfois, c'est philosophique!" dixit Aurélie...
Les Facquiens
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# Posté le vendredi 24 avril 2009 06:56

Cadavre exquis!

" Il était une fois, un groupe d'artistes conceptuels qui peignaient des cerises sur un toit en fumant du chanvre. mais ce chanvre avait un pouvoir magique, mais également petit. Puis il fallut aller à la piscine. Dans cette piscine, ils aimaient baiser jour et nuit. Nuit et jour, encore et encore, nous baisâmes. Et sur la lune, avec Malevitch, on a branlé des nuages, gamahuché la lune, léché le soleil... Le soleil vit dans le ciel et parfois, il brille. D'un coup, bip-bip, bip-bip... ça sonne! Oui, car un petit lutin faisait de la musique expérimentale! Ce fut une expérience incroyable. Ho... le journal, le journal du hard bien évidement avec des madames toutes nues et des monsieurs bien montés; tout ce que nous vous disons est à visée spirituelle. Charlemagne, Marcel, à table!! C'est des frites et les frites sont des choses sacrées dans le Nord. Pourquoi pas? Ca peut être cool..."

Qu'est ce qu'on imaginerait pas, durant un cours d'esthétique des Arts....
Montmartre, on te salut!

Aurélie&Lou.
Cadavre exquis!

# Posté le vendredi 13 mars 2009 07:02

Modifié le vendredi 13 mars 2009 07:29

[

[ La vie est Belle et ce monde est pourri. ]

# Posté le lundi 09 mars 2009 07:46

Il, elle, eux.

C'est un monde dans un monde. C'est une connexion de liens, un réseau d'existence.

J'aimerais que les mots soient à la hauteur, malheureusement avec eux et bien que parfois ils touchent à quelque chose de juste, nous restons dans l'incapacité de pouvoir tout retranscrire. Les émotions, les gens, les instants. Je m'excuse si parfois les mots ne sont pas à la hauteur de ce que je voudrais exprimer.
Les mots, ne sauront peindre le portrait de ceux qui sont là. Et pourtant, je vais me prêter au jeu.
Je me souviens des étés où tout s'arrêtait. Dans une campagne verdoyante, hors de toute chose, nous étions là, à apprendre à nous connaitre. Nous étions là à partager. Nous étions là à exister. A nous faire exister. Je me souviens que nous riions, que nous oubliions tout. Les soucis, le passé, le présent. Je me souviens qu'il était bon de vivre, grâce à vous, grâce à l'été, grâce au soleil qui venait nous caresser. Grâce à vous surtout. Julie, Rémy.... Et même tous les autres. Grâce à Julie qui m'a tant offert et qui m'offre tant. Je me souviens de l'été passé. Des promenades avec Françoise et Julie. Des discutions. Des expérimentations culinaires. Des photos. De la joie de vivre. Je me souviens d'une semaine de vacances, où la quiétude de vivre était à son paroxysme. Il faisait chaud et nous avions le plaisir d'être ensemble. Il y a tant de choses... tant d'instants... Je ne saurais les dire, je ne peux que les ressentir encore et encore. Chaque fois, ces souvenirs sont l'apaisement de mes maux. Ces souvenirs et le bonheur de savoir que tout cela continue. Je me souviens d'une foule de soirée avec vous tous. De ce sentiment d'apaisement de savoir qu'on est là.
Je me souviens d'une fille que j'ai connu il y a trois ans (et même un peu plus). D'une personne avec qui j'ai évolué, de quelqu'un avec qui, jusqu'à présent, je n'ai jamais eu de heurte. Quelqu'un avec qui je peux m'abandonner, et qui s'abandonne à son tour. Mathilde avec qui je partage tant de souvenirs que je ne saurais vous les transmettre. Il est bon de savoir qu'il y a quelqu'un qui nous porte et que l'on peut porter à son tour. Il est bon d'avoir tant de sincérité à partager. Il est bon de la connaitre.
J'aime passer mes journées avec Aurélie. Parler de tout, et puis de rien. Ecouter, être écouter. Boire des verres en fin de journée. Parler pendant des heures. Rire de tout, et puis de rien. J'aime sa franchise, ses pensées. J'aime son amour pour l'Art et la littérature. J'aime ce que nous avons en commun. J'aime la richesse qu'elle a au fond d'elle.
J'aime le rire de Cécile. Sa façon d'être qui lui est si particulière. J'aime pouvoir être là. J'aime les soirées, trop arrosées peut être, que l'on peut passer ensemble. J'aime lui dire. Lui parler.

Il est rare d'avoir cette chance, d'ailleurs, je ne sais pas si elle sera là toute ma vie. Je ne sais pas combien de temps ces êtres si précieux m'accompagneront, longtemps je l'espère. Il y a tant de passage dans une vie, tant de visages que l'on croise, tant de choses qu'on voudrait saisir, tant de gens qu'on voudrait garder. Il est délicieux de savoir qu'il y a des sourires qui nous réchauffent, des épaules sur lesquelles pleurer, des larmes à essuyer, des instants de quiétude, des gens que l'on aime, tout simplement.

« J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans » Charles Baudelaire.
Il, elle, eux.

# Posté le mercredi 25 février 2009 08:31

La vie est à l'image qu'on veut bien lui donner

Les regrets sont des vers qui rongent nos cerveaux, la vie l'antidote qu'on doit prendre soin d'avaler. La ranc½ur, l'orgueil, la haine et les lamentations qui nourrissent le désespoir qu'on s'inflige, sont tant de choses abjectes qui dévorent les sourires, effacent la quiétude de l'existence . Car il y a bien une quiétude à vivre ; La vie est à l'image qu'on veut bien lui donner. Le tout est de choisir le coté pour lequel une cécité partielle doit pencher : Voir les murs repeints de noirs ou le ciel immense de sa vie.


Il y a tant de chemins à prendre. Tant de routes à parcourir. Tant d'endroits dans lesquels vivre. Tant de choses à donner. Tant de sourires à offrir. Tant de monde à qui parler. Tant de vies à croiser. Tant d'espoirs. Tant de mots à partager. Tant de gens à aimer. Tant de choses auxquelles au moins, on peut juste croire. Tant de rêves qui jamais ne s'épuisent. Tant de choses pour lesquelles continuer d'avancer. Tant de choses auxquelles se rattacher. Tant de choses pour ne pas s'écrouler.


On a tous le choix : Continuer de vivre dans ce bordel qui nous sert de tête, ou bien prendre l'air.



La vie est à l'image qu'on veut bien lui donner
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# Posté le lundi 23 février 2009 19:35

Modifié le mercredi 25 février 2009 04:36

Parce que les paradis terrestres n'existent pas!

Quand la désillusion s'opère, tout s'acharne à disparaitre. On construit des empires et puis on récolte des soupirs. A croire que constamment, il faut qu'il y ait la naissance, l'apogée et le déclin.

Mon paradis artificiel aux décors factices. Théâtre provisoire qu'on voudrait éternel... en vain.
Parce que les paradis terrestres n'existent pas!

# Posté le lundi 16 février 2009 04:43

Modifié le lundi 16 février 2009 06:35

In the garden

In the garden
Je ne suis plus le poète
Celui que j'aurais dû être
Les mots me sont sortis de la tête
Dans le monde des vivants je ne suis qu'un homme méchant
Même épais comme une crevette
Maintenant que je me prends que des branlées
J'ai toujours ma grande gueule en goguette
Et je pourrais vous en raconter
J'en ai plein des péniches des cargaisons de bouts de vie sans maisons
Des quintaux d'avatars super tristes
J'aurais pu être même Jésus-Christ
J'aurais pu construire des millions de rengaines
Une pour chaque saison ?
J'aurais pu foutre la migraine à n'importe quel cafard à la con
Mais j'aurais pas mis que des coups de poing

Un bout de jardin pas loin du périf'
C'est là que je me sens bien
Avec ma bataille en friche

Entre le marteau et l'enclume j'aurai choisi la plume
C'est si léger qu'avec elle je m'échappe sans tomber
Je ne dirai pas qu'il me pousse des ailes
Mais rien que d'un souffle elle me permet d'exister
Le ciel ne s'est pas effondré sur ma tête mais à mes pieds
Sur la machine à souffrir
Qui restait là à pourrir
Je ne suis plus le poète
Celui que j'aurais dû être
Les mots me sont sortis de la tête
Je me lève chaque matin dans la victoire du quotidien

Un bout de jardin pas loin du périf'
C'est là que je me sens bien
Avec ma bataille en friche

Mano solo
Image: Mano solo

# Posté le dimanche 08 février 2009 17:11

L'orchestre

L'orchestre
L'orchestre joue ma vie ;
Harmonie du désordre,
Le vacarme m'emplit
L'insomnie vient me mordre.

L'orchestre joue ce vide.
Gardant les yeux ouverts,
La symphonie peu fluide
A envahie ma sphère.

Des pianos sauvages
Des violons criards,
Des sons chargés de rage
Recréent mes cauchemars.

L'orchestre joue ma vie ;
Ecorche le silence,
S'époumone de cris ;
Sanglots pleins d'élégance.
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# Posté le dimanche 08 février 2009 16:48

Fugitif.

Saisir le temps, la fille, les gens... Saisir d'impalpables instants et ne plus jamais rien laisser repartir.

Saisir l'ultime baiser.

Saisir l'intouchable d'un fugace moment.

Et vaincre ce qui brûle tout au fond de nos ventres.
Saisir l'infâme et le bruler.

Voilà le mal de l'Homme, celui de ne rien pouvoir garder.
Fugitif.

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 15:30